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Nantes centre


La ville de Portus Namnetus est fondée avant la Conquête romaine, et prise par César en 56 av. J.-C. Sous l'Empire romain, elle est appelée Condvicnum, mais reprend son ancien nom à la fin de l'Empire. Des colons bretons (venus de l'actuelle Grande-Bretagne) sont installés à cette époque pour protéger la région des pirates saxons. C'est aussi aux IIIe et ive siècles que la ville se fortifie et se christianise.

Conquise par Clovis, la ville devient la capitale de la marche de Bretagne, protégeant les Francs des incursions bretonnes, avant d'être rattachée à la Bretagne en 851, d'être administrée par le comte d'Anjou (909-919), puis de servir de base aux Vikings remontant la Loire (919-937).

Reconquise parAlain Barbetorte en 937, elle fait désormais partie de la Bretagne jusqu'à la Révolution, capitale du comté de Nantes. Nantes passe sous dépendance des principautés voisines : Anjou (1156-1189), Plantagenêts (1189-1203), avant de devenir capitale principale du duché de Bretagne sous les ducscapétiens (XIIIe et xive siècles) et de le rester ensuite.

Au xve siècle, Nantes se développe, notamment grâce au commerce maritime et fluvial. Le siège de 1488 et le rattachement au royaume de France (1491) ne stoppent pas cet essor. C'est à Nantes que s'achèvent les guerres de religion par la promulgation de l'édit de Nantes (1598). Administrativement, son rôle est réduit par la perte du siège du Parlement de Bretagne (1560). De 1670 à la Révolution française, le commerce avec les colonies (sucre, tabac, et commerce des esclaves) lui assure la prospérité : c'est une des plus riches villes de France, et son port assure 44 % du commerce français. La ville est secouée par la révolte du papier timbré en 1675.Lors de la Révolution française, la ville est en première ligne face à la révolte vendéenne, et sa résistance est une des clefs du succès républicain : elle fournit une base arrière aux armées Bleues, et prive les Vendéens d'un port où recevoir de l'aide de l'Angleterre. Carrier y mène une Terreurimpitoyable.

Préfecture de la Loire-Inférieure, Nantes continue son développement au xixe siècle, annexe les communes voisines, s'industrialise. Grâce à l'activité de son port, la production agricole régionale et sa forte réactivité commerciale, Nantes se positionne notamment dans l'industrie alimentaire -biscuiterie (LU), conserveries (Saupiquet), textile, raffinerie du sucre (Beghin Say)-, mais aussi les engrais (phosphatés), l'armement . Une image tenace reste de cette époque, avec le pont transbordeur (à nacelle) qui fut construit en 1903, et opérationnel jusqu'en 1958, pour faciliter la traversée du bras nord de la Loire, « la Madeleine », par le public et les entreprises du secteur, notamment les chantiers Dubigeon et la Fonderie Voruz. Puis ce fut un déclin dans un contexte de crise.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Nantes subit d'importants bombardements ; son rôle dans la Résistance est honoré par la croix de la Libération.

Ces armoiries sont connues depuis le xve siècle. L'hermine et sa moucheture typique sont traditionnellement attribuées à la Bretagne, dont Nantes a été l'une des capitales. La couronne ducale est aussi l'un des symboles de l'appartenance à la Bretagne. La Nef d'or, symbole du commerceportuaire, vogue sur une mer de sinople, couleur symbolisant la rivière qui se jette dans l'océan. La cordelière est la représentation de l'ordre fondée par Anne de Bretagne en l'honneur de son père, François II de Bretagne, dont le saint patron était François d'Assise, fondateur des franciscains, appelés cordeliers en France.

La ville est faite Compagnon de la Libération le 14 janvier 1945 et reçoit la Croix de Guerre le 11 novembre 1948. Les deux décorations sont alors rajoutées et positionnées à la base du blason.

Depuis le xive siècle, la devise de la ville était Oculi omnium in te sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur »). En 1814, M. de Barante, préfet de Nantes, propose une nouvelle devise, Favet Neptunus eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux qui osent », « Neptune favorise sa marche », ou encore par « Que Neptune favorise le voyageur ». Cette devise, positionnée au dessus de l'écu, contrairement à l'usage, fut approuvée par lettres patentes du roi Louis XVIII le 3 février 1816.

 

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