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La Baule-Escoublac


La Baule-Escoublac est une commune française située dans le département de Loire-Atlantique et la région des Pays de la Loire.

Station balnéaire de la Côte d'Amour, elle est réputée pour sa longue plage de presque sept kilomètres située au fond de la baie du Pouliguen et s'enorgueillit du titre d'être l'« une des plus belles plages d'Europe » (critère certes subjectif, mais qui est probablement à l'origine de la popularité des stations qui la longe, et qui sont parmi des plus fréquentées de la côte Atlantique.

Les chiffres de fréquentation étant démontré chaque années par le nombre nuitées durant la période estivale).Dénominations de la commune

Escoublac est depuis les origines le nom de la paroisse, devenue commune en 1790. Elle prend ensuite le nom d'Escoublac-La Baule jusqu'au 13 novembre 1961, où elle devient, à une courte majorité du Conseil municipal, La Baule-Escoublac. La décision est entérinée par le décret du 10 mai 1962. La Baule était depuis longtemps la dénomination usuelle de la station balnéaire.

Etymologies (Escoublac, La Baule)

Plusieurs étymologies sont proposées pour Escoublac : breton eskob-lec'h (lieu de l'évêque) ; plus probablement latin Escobi-acus ( domaine d'Escobius, notable local du Haut Empire romain).

En ce qui concerne La Baule : une bôle désigne, en breton guérandais, un rivage marécageux, recouvert lors des grandes marées, comparable aux anciens prés salés du Mont-Saint-Michel. À l'origine, la Bôle était un lieu-dit sur le littoral, au droit d'Escoublac. Les cadastres du XIXe siècle mentionnent la caserne de la Baule, poste de garde des douaniers, qui est devenue aujourd'hui le Service des Pensions de l'Education Nationale (jouxtant le poste de Police). Au commencement de l'activité balnéaire, la station est appelée la Bôle (prospectus publicitaire de 1883), mais dès 1882, la Compagnie d'Orléans opte pour l'orthographe la Baule pour nommer la gare. Cette orthographe officielle s'impose rapidement au détriment de l'orthographe locale.

Toponymie générale

Elle est mixte, à la fois bretonne et française : nombreux toponymes en -ac (qui, en français, seraient en -é ou -y), etc. (voir les noms de lieux dans : Les quartiers ruraux). Le toponyme fréquent la Ville (suivi d'un anthroponyme) est probablement un substitut du breton Ker.

On note aussi la fréquence des toponymes l'Ile, l'Isle (par exemple, l'Isle du Hervio, l'Ile du Bourg à Escoublac) et le Parc (le Parc Nicol à Bréderac, le Parc Neuf à Escoublac, etc.).

De l'Antiquité aux Temps modernes

Antiquité

L'histoire de La Baule commence à Escoublac. Certains érudits ont affirmé que la bataille navale opposant les Vénètes aux Romains en l'an 54 avant Jésus-Christ a eu lieu à l'emplacement des actuels marais salants de Guérande. Quoiqu'encore relayée par des plaquettes touristiques et certains guides, cette affirmation est infondée, comme l'ont montré les études du sous-sol de la baie de La Baule et des marais de Guérande. En effet, à cette époque les tombolos du Pouliguen et de Penbron (à La Turballe) étaient formés, et la lagune était trop exigüe pour y faire entrer une flotte en manœuvre, comme celle décrite par César dans la Guerre des Gaules, surtout à marée basse, puisque l'estran était à découvert.

Les dunes sont apparues postérieurement à l'époque antique. Elles ont envahi les anciens marais côtiers, en progressant d'Ouest en Est, atteignant à la fin du XVIIIe siècle l'ancien village d'Escoublac. Des ruines de l'ancienne église sont visibles dans les dunes.

Moyen-Âge

En 1050, l'évêque de Nantes fait appel à des moines de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil pour assister la population d'Escoublac et fonder un prieuré, avec cette clause : "que les religieux devraient pourvoir de bénéfices les quatre fils du recteur", ce qu'ils ne firent jamais. Sous l'épiscopat de Quiriacus, une charte établie à Chantenay, datée de 1073, confirme cette disposition. Les moines construisent alors un petit monastère placé sous le vocable de Saint-Pierre et une église. De 1148 à 1184, Escoublac donne deux évêques successifs à Nantes : Bernard (évêque de 1148 à 1169) et son neveu Robert, évêque de 1170 à 1184.

Temps Modernes

Au cours du XVIIIe siècle, le village d'Escoublac subit un phénomène d'avancée dunaire qui amène son ensevelissement et la construction d'un nouveau village un kilomètre plus au nord sur la route de Guérande.

XIXe siècle

Fixation des dunes

Le début du XIXe siècle est caractérisé par des efforts de fixation des dunes. Entre 1815 et 1836, le comte de Sesmaisons, propriétaire du château de Lesnérac, se charge d'une opération de fixation, mais celle-ci ayant échoué, il abandonne le secteur et revend le château. La fixation est menée à bien vers le milieu du siècle par la Société des dunes d'Escoublac d'Yves Berthault. Du point de vue touristique, la baie d'Escoublac est encore inutilisée, alors que les stations de Pornichet (Saint-Nazaire) et du Pouliguen ont commencé leur essor.

Arrivée du chemin de fer

Ce n'est qu'après la construction de la ligne de chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic que le potentiel touristique de ce littoral apparaît. La construction a été difficile : au départ elle est menée par la Compagnie du Crédit parisien, puis par la société Hennecart et Cie. Jules-Joseph Hennecart, qui s'est, sur les conseils de son agent de change Edouard Darlu, porté acquéreur de la Compagnie du chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic alors en faillite, achève la construction de la ligne pour le compte du réseau de l'État, la Compagnie de l'État ayant racheté la ligne en 1877 ; l'entrée en service a lieu le 11 mai 1879. Par la suite, la ligne passera sous le contrôle de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans1 en 1883.

Débuts de la station balnéaire

Dès avant l'inauguration, Jules Joseph Hennecart achète quarante hectares de dunes à la Société des dunes d'Escoublac. Il confie son développement à un architecte nantais, Georges Lafont. Ce dernier trace une allée sablonneuse qui reçoit le nom d'Avenue de la Gare (aujourd'hui Avenue du Général de Gaulle). Il construit également une chapelle connue depuis 1981 sous de nom de Chapelle Sainte-Anne. L'architecte Georges Lafont construira par la suite plus de deux cent cinquante villas et participera ainsi au développement de la station.

D'autres lotissements ont lieu dans les années 1880-90 : celui de la société Benoît Frères (plage Benoît) est au départ considéré comme une extension du Pouliguen (Grande plage du Pouliguen) ; un bac est mis en place en 1884 à travers l'étier ; celui de la Société des Instituts marins débute en 1893. Entre La Baule et Pornichet, un orphelinat Sainte Marie-Madeleine est installé à Mazy depuis 1878.

A partir de 1887, une ligne Decauville mène de l'étier du Pouliguen à l'avenue de la Gare ; elle est prolongée jusqu'à Pornichet en 1895.

XXe siècle

Dans les années 1920, Louis Lajarrige homme d'affaire parisien, remporte un gros succès avec son lotissement du Bois d'Amour à La Baule-les-Pins. Il s'entend avec la Compagnie d'Orléans pour déplacer la voie ferrée alors installée en bord de plage ce qui gêne l'accès aux bains de mer. Le 17 juillet 1927, les nouvelles gares de La Baule-les-Pins et de La Baule-Escoublac sont inaugurées. L'ancienne gare fait place au square de la place des Victoires. Le bâtiment est toujours visible à côté du kiosque à musique.

En 1986, l'électrification de la voie ferrée jusqu'au Croisic est réalisée. À partir du 24 septembre 1989, le TGV Atlantique permet de relier La Baule à Paris en moins de trois heures.

 

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